Alors que l’économie ralentit, Pékin dévoile son 15e plan quinquennal. Objectif : transformer la Chine en superpuissance technologique et verte, quitte à accentuer le déséquilibre entre industrie et consommation.
Les piliers du plan
- Autonomie technologique : Pékin veut réduire sa dépendance aux importations de semi-conducteurs et développer l’IA, l’informatique quantique et la cybersécurité.
- Modernisation industrielle : montée en gamme des chaînes de production, verdissement de l’industrie lourde.
- Fusion militaro-civile : les innovations civiles doivent profiter directement à l’armée, renforçant la puissance militaire.
Une vision dirigée par l’État
- Le plan repose sur une planification centralisée, héritage du maoïsme mais adaptée au XXIe siècle.
- La consommation intérieure est reléguée au second plan : Pékin mise sur l’investissement et l’innovation.
- Xi Jinping parle de « croissance de haute qualité », où la résilience prime sur la vitesse.
Les risques
- Accentuation du déséquilibre : une industrie en plein essor face à une demande intérieure stagnante.
- Rivalité accrue avec les États-Unis et l’Europe, notamment sur les semi-conducteurs et les énergies renouvelables.
- Risque d’isolement si la consommation ne suit pas, car l’économie mondiale ne peut absorber indéfiniment les excédents chinois.
A retenir
Le plan quinquennal est un pari risqué : Pékin veut bâtir une puissance mondiale en s’appuyant sur l’innovation et l’État stratège, mais son moteur domestique reste fragile. La Chine choisit la projection extérieure plutôt que la consolidation intérieure.
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