Le nucléaire : renaissance ou impasse ?

À Flamanville, les grues s’élèvent au-dessus du béton. Le réacteur EPR2 prend forme, promesse d’un avenir bas-carbone. À Pékin, les ingénieurs chinois inaugurent un nouveau site. À Washington, les lobbyistes vantent les petits réacteurs modulaires.

Le nucléaire revient. Lentement, stratégiquement

Longtemps présenté comme une énergie du futur, le nucléaire civil a traversé des décennies de controverses. Accidents, déchets, coûts, peurs. Mais face à l’urgence climatique, il redevient une option. Une énergie capable de produire massivement, sans CO₂, de jour comme de nuit.

Aujourd’hui, 10 % de l’électricité mondiale provient de l’atome. En France, c’est près de 70 %. Aux États-Unis, environ 20 %. La Chine accélère. L’Inde investit. Même des pays naguère réticents, comme le Royaume-Uni ou la Pologne, relancent leurs programmes.

Mais cette renaissance est fragile. Les coûts explosent. Les délais s’allongent. Les déchets s’accumulent. Et la frontière entre nucléaire civil et militaire reste poreuse. L’Iran inquiète. La Corée du Nord défie. Le nucléaire est autant une solution qu’un dilemme.

« L’atome fascine, mais il divise. Il éclaire, mais il inquiète. »

Ce volet raconte le retour d’une énergie puissante, controversée, stratégique. Une énergie qui pourrait connaître son propre pic — technologique, politique, ou social.

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