La dernière rencontre des BRICS s’est achevée ce 15 mai 2026 sans la traditionnelle déclaration commune, un fait rare pour un groupe qui cherche à projeter l’image d’un bloc uni face aux puissances occidentales. Cette absence de communiqué final met en lumière les divergences croissantes entre les membres, malgré leur ambition affichée de remodeler l’ordre mondial.
Un sommet sous tension
Les discussions ont été marquées par des désaccords sur plusieurs dossiers clés :
- L’élargissement du groupe, qui oppose les partisans d’une expansion rapide (Chine, Russie) à ceux qui souhaitent un processus plus contrôlé (Inde, Brésil).
- La question monétaire, notamment l’idée d’une monnaie commune ou d’un mécanisme renforcé de dédollarisation, qui divise profondément les membres.
- Les conflits régionaux, notamment USA et Israel contre l’Iran, la guerre Russie – Ukraine et les tensions sino-indiennes, qui rendent difficile toute position commune.
Les hauts diplomates des pays des BRICS, dont l’Iran et les Émirats arabes unis, deux rivaux régionaux, ne sont pas parvenus vendredi à publier une déclaration commune à l’issue d’une réunion de deux jours à Delhi. L’Inde, pays hôte, s’est donc limitée à une déclaration de présidence mettant en lumière leurs divergences.