Le ciel est gris au-dessus de Shanxi. Les cheminées fument, les convoyeurs tournent, les pelleteuses creusent. Dans cette province chinoise, le charbon est roi. Il alimente les usines, éclaire les villes, soutient la croissance. Et malgré les promesses climatiques, il ne faiblit pas.
La Chine consomme plus de la moitié du charbon mondial
En 2023, la consommation mondiale de charbon atteint un nouveau sommet : 8 540 millions de tonnes, soit 45 564 TWh. Un record. Pourtant, cette énergie du XIXe siècle semblait condamnée. Trop polluante, trop carbonée, trop archaïque. Mais les crises énergétiques, les tensions géopolitiques et les hivers rigoureux ont ravivé la flamme noire.
La Chine consomme plus de la moitié du charbon mondial. L’Inde accélère. L’Europe, malgré ses engagements, rouvre des centrales. Même les États-Unis hésitent à fermer les dernières mines. Le charbon, discret mais massif, résiste à la transition.
« Le charbon est une énergie du passé… qui refuse de disparaître. »
Mais comme le pétrole et le gaz, le charbon a ses limites. Géologiques, climatiques, politiques. Le pic charbonnier mondial est inévitable. Il pourrait survenir dans la décennie — ou être précipité par les politiques climatiques. Dans tous les cas, il redessine les équilibres énergétiques.
Ce volet raconte le retour d’un géant fossile. Une énergie que l’on croyait enterrée, mais qui revient hanter les trajectoires industrielles.
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