Le point sur la situation de la Gen Z au Maroc et Madagascar

Maroc – Gen Z 212 : entre relance et scepticisme

Derniers développements :

  • Samedi 21 octobre : Nouvelle mobilisation dans 12 villes, après 9 jours de pause. À Casablanca, environ 200 jeunes se sont rassemblés place Maréchal, encadrés par un important dispositif policier.
  • Revendi­cation centrale : la libération des près de 600 sympathisants emprisonnés, selon l’AMDH.
  • Symboles visibles : drapeaux du Maroc, de la Palestine, et du mouvement Gen Z 212 (poing levé). Affiches façon western appelant à la destitution du Premier ministre Akhannouch.
  • Réponse institutionnelle : le roi Mohammed VI a présidé un Conseil des ministres (dimanche 22 octobre), annonçant un budget 2026 de 140 milliards de dirhams pour santé et éducation, avec création de 27 000 postes et rénovation de 90 hôpitaux.
  • Réception mitigée : les jeunes dénoncent un effet d’annonce, sans réponse directe à la répression ni aux arrestations.

Madagascar – Gen Z : entre vigilance et négociation

Derniers développements :

  • Lundi 21 octobre : nomination d’un Premier ministre civil, Herintsalama Rajaonarivelo, issu du secteur économique, pour rassurer la communauté internationale.
  • Présidence assurée par le colonel Michael Randrianirina, figure du ralliement militaire (CAPSAT) à la contestation.
  • Négociations en cours : des discussions ont été engagées entre les représentants de la Gen Z et le gouvernement de transition pour définir leur rôle dans la Refondation.
  • Position de la Gen Z : volonté de reprendre leur autonomie après la phase de rue, tout en exigeant des garanties sur la non-confiscation du pouvoir par les militaires.
  • Tensions diplomatiques : l’Union africaine a suspendu Madagascar de ses institutions, dénonçant un « coup d’État militaire déguisé ».

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