Dans un moment où l’économie française est fragile, où notre dette est scrutée par les créanciers internationaux, où la confiance politique est au plus bas, le MEDEF choisit… la provocation.
Alors que le pays a besoin de stabilité, de responsabilité et de dialogue, les propositions patronales récentes en particulier sur la jeunesse relèvent d’une fuite en avant dangereuse. Elles ignorent la réalité sociale, méprisent les salariés et menacent l’équilibre déjà précaire de notre économie.
Pourquoi ces propositions sont inacceptables
Elles arrivent au pire moment, alors que les tensions sociales restent fortes.
Elles montrent une déconnexion totale avec les conditions de vie des travailleurs.
Elles risquent de raviver un conflit social majeur, dont personne ne sortirait gagnant.
Elles fragilisent encore davantage l’image de la France auprès de ses partenaires économiques.
Un manque de responsabilité évident
Le patronat ne peut pas ignorer que la moindre étincelle peut rallumer un incendie social. Jouer avec le feu dans un contexte aussi instable n’est pas du courage : c’est de l’inconscience.
Un avertissement clair
Si les organisations syndicales s’emparent de cette provocation, le MEDEF ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. À force de pousser toujours plus loin, le patronat prend le risque de déclencher une mobilisation d’ampleur, dont les conséquences seraient lourdes pour l’économie comme pour la cohésion sociale.
Appeler à la responsabilité
Le dialogue social ne peut pas être un champ de manœuvres tactiques. Il doit être un espace de respect, d’écoute et de construction. Le MEDEF doit revenir à la raison et cesser de jouer contre l’intérêt général. Dans le cas contraire le gouvernement Lecornu doit le sanctionner notamment en diminuant les aides publiques aux entreprises.