Maroc : GenZ 212, entre répression et promesses différées

Alors que le mouvement GenZ 212 mobilise une jeunesse marocaine en quête de justice sociale, le pouvoir tente de reprendre la main. Entre arrestations massives et annonces gouvernementales, le contraste est saisissant.

Une manœuvre hasardeuse du pouvoir marocain

Depuis le discours royal du 10 octobre, les autorités marocaines ont intensifié leur réponse à la contestation portée par le collectif GenZ 212. Ce mouvement, né en ligne et relayé dans les rues, réclame des réformes concrètes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la gouvernance.

Mais au lieu d’un dialogue, c’est une répression judiciaire qui s’est abattue :

  • Plus de 1 500 personnes poursuivies, dont plus de 1 000 en détention.
  • À Agadir, 240 condamnations ont été prononcées, certaines allant jusqu’à 15 ans de prison.
  • Les chefs d’accusation vont de la participation à des rassemblements non autorisés à des actes de violence présumés.

En parallèle, le gouvernement a annoncé la création de 49 nouveaux centres de santé et un plan de 140 milliards de dirhams d’ici 2026. Des promesses ambitieuses, mais dont la mise en œuvre prendra du temps –  trop, selon les jeunes mobilisés.

La mobilisation s’est affaiblie sous la pression, mais les appels à des sit-in pacifiques continuent. Le cœur du mouvement reste intact : une jeunesse qui demande à être entendue, non étouffée.

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