Historiquement, Ford était un acteur majeur au Royaume-Uni, avec des sites emblématiques.
Royaume-Uni : moteurs, mémoire et restructuration
- Dagenham : ancienne usine de production automobile, aujourd’hui spécialisée dans les moteurs diesel et essence.
- Halewood : modernisée pour produire des moteurs électriques, mais touchée par les suppressions de postes (environ 1 300 emplois menacés d’ici 2027).
Malgré les investissements, la baisse de la demande et la montée des coûts ont fragilisé ces sites, qui peinent à se réinventer.
Roumanie : Craiova, bastion des SUV compacts
L’usine de Craiova, acquise en 2008, est devenue un centre stratégique pour Ford :
- Production du Ford Puma Gen‑E (SUV électrique) et des utilitaires E‑Tourneo Courier et E‑Transit Courier.
- Position géographique avantageuse pour desservir l’Europe centrale et orientale.
Ce site incarne le virage vers l’électrique, mais reste dépendant de la demande et des infrastructures locales.
Espagne, Turquie, Belgique : satellites industriels
Ford dispose aussi de sites ou de partenariats dans plusieurs pays :
- Valence (Espagne) : production de modèles hybrides et SUV, en croissance depuis l’arrêt de Saarlouis.
- Kocaeli (Turquie) : coentreprise avec Otosan pour les utilitaires Transit.
- Genk (Belgique) : fermé en 2014, mais reste un symbole des restructurations passées.
Ces implantations reflètent une logique de délocalisation ciblée, souvent motivée par les coûts et les incitations fiscales.
Une stratégie en recomposition
Face aux défis du marché européen, Ford ajuste son cap :
- Fin de la Focus et du Kuga en 2025, remplacés par deux nouveaux modèles plus adaptés à la demande actuelle.
- Possible retour de la Fiesta en version électrifiée, après l’arrêt brutal de sa production en 2023.
- Recentrage sur les SUV compacts, les utilitaires et les motorisations hybrides, jugés plus rentables.
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