Histoire du Qatar et celle de son émir Tamim ben Hamad al Thani, de 2013 à nos jours. Stratégiquement situé au centre du Golfe Arabe, le Qatar est depuis la plus haute Antiquité au cœur de flux maritimes et terrestres, reliant la péninsule arabique à la Mésopotamie, à l’Asie et à l’Europe.
Une histoire d’échanges qui a nourri une culture ouverte sur le monde
C’est grâce aux tablettes d’argile mésopotamiennes que l’on savait l’existence de bateaux de commerce arabes, on en connaissait les formes représentées sur des bas-reliefs égyptiens et des sceaux sumériens. Sans doute, un des premiers Dowh, appelé « boom » existait dans le golfe persique et a servi à l’exploration. Des marins courageux qui affrontaient les éléments sont allés « plus loin » pour découvrir d’autres terres et faire du commerce.
Le dowh jaugeait de 60 à 200 tonneaux, avait entre un et trois mâts, une voile latine (triangulaire), hissé sur chaque mât et son étrave très inclinée se projetait au-delà de la coque avec une inclinaison très prononcée.
Les portugais firent évoluer le tonnage, et la forme allant jusqu’à 300 voir 500 tonneaux. Le dernier grand bateau traditionnel à être construit au Qatar, un boom, a été construit à Doha au début des années soixante-dix.
Conserver l’esprit authentique de la tradition arabe tout en intégrant les apports de la mondialisation : c’est le défi auquel est confrontée la société Qatarienne. En l’espace de quelques générations, les bouleversements ont été extrêmement profonds. Aussi la tradition, ou turâth, est-elle l’objet d’un amour profond. Restituée, adaptée au monde moderne ou reconstituée, elle est toujours perçue comme un bien précieux par les Qatariens, de plus en plus désireux d’en partager les plus belles expressions avec l’étranger
Afin de respecter cette tradition Katara a mis en place le Centre Qatar pour Dohws (boutres), un centre de recherche dédié à la préservation du boutre et sa promotion pour les générations actuelles et futures du Qatar.
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