Une série d’articles sur le festival d’Avignon 2025, jour après jour. Certes le Festival est terminé mais voici comment il s’est déroulé.
Ce 7 juillet s’ouvre dans une lumière blanche, il est 9 heures. À Avignon, la chaleur monte déjà, et avec elle, l’attente. Aujourd’hui, le théâtre va encore chercher ses limites — dans les corps, dans les mots, dans les silences.
Ce qui nous attend aujourd’hui
Dans le IN :
- Cour d’honneur : Les Égarés de Milo Rau – une fresque sur les disparus, les oubliés, les voix qu’on n’entend plus.
- Cloître des Célestins : Corps en veille de Dorothée Munyaneza – entre danse et témoignage, une traversée de la mémoire.
- Carrière de Boulbon : Le Chant des pierres de Wajdi Mouawad – mythe, exil, résonances minérales.
- Gymnase du Lycée Aubanel : Les Enfants du vertige de Tamara Al Saadi – récit choral d’une jeunesse en tension.
Dans le OFF :
- Parade continue dans les rues, avec plus de 1 600 spectacles programmés.
- À noter : Nous, les fragments par la compagnie Les Égarés (Off), à 14h dans une cour d’école transformée en scène brute.
- Et ce soir, au Théâtre des Carmes, La Faille de la compagnie L’Œil nu – un huis clos poétique sur la mémoire familiale.
Échos de la veille
Lucie (Cloître Saint-Louis) : “J’ai vu des visages tendus, des regards qui cherchaient un sens. Corps en veille m’a laissée sans mots. J’ai noté : ‘le corps est une archive.’”
Enzo (Cour d’honneur, NÔT) : “C’était brutal. Certains ont applaudi, d’autres ont hué. Moi, j’ai juste attendu que le silence revienne. Et il est revenu, plus fort que les cris.”
Noura (rue des Teinturiers) : “Un comédien a improvisé un monologue sur un banc. Trois passants se sont arrêtés. L’un a pleuré. Je crois que c’était du théâtre.”
Bello (message cryptique) : “J’ai vu un rideau se lever sans scène derrière. C’était suffisant.”
Notes depuis Châtellerault
Je relis les messages, les notes, les fragments. Je tente de faire récit. Ce matin, je pense à cette phrase lue dans un vieux programme :
“Le théâtre ne commence pas quand la lumière s’éteint. Il commence quand quelqu’un attend.”
Aujourd’hui, j’attends. Et j’écoute.
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