La diplomatie inter espèces

Série : Réconcilier les vivants. Comprendre que cohabiter avec les autres vivants ne relève pas d’une morale abstraite, mais d’une diplomatie concrète. C’est une écologie politique, fondée sur le respect des altérités. « Il ne s’agit pas d’aimer les loups, mais de négocier avec eux. »

Un troupeau a été attaqué

L’éleveur est en colère. Le loup est invisible. Les récits s’affrontent : celui de la prédation, celui de la peur, celui de la nature sauvage. Mais que faire ? Tuer le loup ? Interdire la montagne ? Renoncer à cohabiter ?

Baptiste Morizot propose une autre voie : la diplomatie interespèces. Il ne s’agit pas d’aimer les loups, ni de les sacraliser. Il s’agit de négocier avec eux. De reconnaître qu’ils ont des intérêts, des trajectoires, des manières d’habiter le monde.

La diplomatie, c’est inventer des formes de coexistence. C’est refuser la guerre, mais aussi la fusion. C’est maintenir la tension, sans la violence. C’est penser les vivants comme des interlocuteurs, non comme des ennemis ou des icônes.

Et si nous devenions des diplomates du vivant ? Si nous apprenions à parler avec les autres espèces, sans les dominer ni les fuir ? Si nous faisions de l’écologie une politique du lien, et non une morale du sacrifice ?

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