Le 28 septembre prochain, les citoyens moldaves sont appelés aux urnes pour renouveler les 101 sièges du Parlement. Ce scrutin, organisé selon un système proportionnel, s’annonce comme le plus crucial de l’histoire récente du pays, tant les enjeux dépassent le cadre national.
🔹 Les partis en présence :
- Le Parti Action et Solidarité (PAS), formation pro-européenne dirigée par Igor Grosu, soutenu par la présidente Maia Sandu, incarne l’aspiration à un rapprochement accéléré avec l’Union européenne.
- Le Bloc des communistes et socialistes, mené par Igor Dodon et Vladimir Voronin, défend une ligne plus proche de Moscou.
- Le Parti Șor, dirigé par Ilan Șor, complète le paysage politique, bien que controversé.
🔹 Un risque de basculement géopolitique La victoire de l’opposition pro-russe pourrait ouvrir la voie à une recomposition politique favorable au Kremlin. Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et les tensions régionales, une telle issue inquiète les partenaires européens, qui voient la Moldavie comme un rempart fragile entre l’Union européenne et l’influence russe2.
🔹 Maia Sandu, figure du cap européen Réélue en 2024, la présidente Maia Sandu a fait de l’adhésion à l’Union européenne le cœur de son mandat. Elle qualifie ces élections de « bataille finale » pour la démocratie moldave et pour l’ancrage européen du pays. Une défaite de son camp pourrait compromettre des années de réformes et de rapprochement diplomatique.