Tocqueville aux US – Le rôle des femmes

Tocqueville est invité à dîner chez une famille bourgeoise. La maîtresse de maison, Mrs. Lowell, mène la conversation avec finesse. Elle parle de politique, d’éducation, de morale. Tocqueville est surpris : en France, les femmes de son milieu sont tenues à l’écart de ces sujets.

Boston — Décembre 1831

Il note :

« La femme américaine règne dans le foyer, mais son esprit rayonne bien au-delà. »

Scène suivante — une école pour jeunes filles Tocqueville visite une école tenue par des femmes. Il interroge la directrice :

— Pourquoi instruire les filles aussi sérieusement ?

— Parce qu’elles élèveront les citoyens de demain. Une démocratie ne peut survivre sans mères éclairées.

Il comprend : l’éducation des femmes est un pilier invisible de la démocratie.

Discussion avec un jeune homme engagé dans le mouvement abolitionniste — Ce sont les femmes qui m’ont éveillé à la cause, dit-il. Ma mère, ma sœur, ma fiancée. Elles lisent, elles écrivent, elles organisent.

Tocqueville écrit :

« La femme américaine n’agit pas par la force, mais par la persuasion. Elle est la conscience morale de la démocratie. »

Dernière scène — Tocqueville seul, dans sa chambre

Il relit ses notes. Il pense à la France, à ses salons aristocratiques, à ses femmes brillantes mais confinées. Il murmure :

« En Amérique, la femme ne cherche pas à dominer l’homme, mais à l’élever. »

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