Lecornu engage la responsabilité du Gouvernement sur le budget 2026

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, lundi 19 janvier, qu’il allait engager la responsabilité du Gouvernement sur le vote du projet de loi de finances pour 2026.

Un engagement maintenu sur l’objectif de réduction du déficit

À l’issue du Conseil des ministres, lundi 19 janvier 2026, Sébastien Lecornu a rappelé l’objectif central de la politique budgétaire : ramener le déficit à 5 % du PIB en 2026. « La crédibilité de la signature de la France dépend de cette parole donnée », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de la stabilité économique pour la confiance des partenaires internationaux.

Face à l’enlisement des débats, Sébastien Lecornu a annoncé, « avec une certaine forme de regret et un peu d’amertume », l’engagement de la responsabilité du Gouvernement. Cette décision intervient après plus de 350 heures de débat parlementaire.

Stabilité fiscale : un compromis recherché

Le Premier ministre a précisé que les impôts des ménages n’évolueront pas en 2026, tout comme 99,9 % des dispositifs fiscaux appliqués aux entreprises. Cette stabilité traduit la volonté d’assurer de la visibilité aux citoyens comme aux acteurs économiques.

Au-delà des enjeux budgétaires, Sébastien Lecornu a réaffirmé son ambition d’un mode de gouvernance plus ouvert, associant les collectivités locales et les partenaires sociaux.

La prise de parole du Premier ministre à l’issue du Conseil des ministres

Concrètement, cela signifie que le chef du Gouvernement a recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution française pour faire adopter le Budget 2026.

Le texte sera réputé adopté sans être soumis au vote, sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures.

Si une motion de censure est déposée et adoptée, le texte est rejeté et le Gouvernement renversé.

Si une motion de censure est déposée et rejetée, le texte est considéré comme adopté.