Ce samedi 18 octobre 2025, l’Amérique se pare de jaune

Après une première journée de manifestations pacifiques le 14 juin voici une deuxième journée de résistance face à la dérive de Trump et son équipe. L’Amérique se pare de jaune. Pas pour célébrer, mais pour résister.

Une journée américaine de résistance

Ce samedi 18 octobre, des milliers d’Américains vêtus de jaune convergent vers les rues de Washington, New York, San Francisco, Atlanta, Chicago. Le mot d’ordre : “America has no Kings”. Une mobilisation nationale contre la concentration du pouvoir exécutif, portée par une esthétique festive, des slogans incisifs, et une volonté farouche de défendre les fondements démocratiques. Dans plus de 2 700 villes c’est la dénonciation de ce que les manifestants qualifient de dérive autoritaire du président Trump.

10h EST – Préparatifs, silences et promesses

Washington, D.C. – Jaylen ajuste sa pancarte : “No Kings. Just Us.” Dans les couloirs de Georgetown, les étudiants s’échangent des marqueurs, des gants, des consignes. Le Mall est encore calme, mais les premiers groupes se forment. Une équipe de désescalade passe en revue les protocoles.

“On ne vient pas pour crier. On vient pour rappeler.” – Jaylen, 19 ans

Brooklyn – María installe ses visuels sur les grilles de Grand Army Plaza. Des silhouettes jaunes se dessinent dans le froid matinal. Elle colle un dernier sticker : “We Watch. We Draw. We Resist.”

“Je veux que mes dessins soient des balises. Qu’on sache qu’on est là.” – María, 22 ans

12h EST – Départs, slogans et premières tensions

Washington, D.C. – Le Mall s’anime. Jaylen rejoint le cortège principal, entouré de pancartes jaunes : “No Kings”, “Democracy, Not Dynasty”, “Power to the People”. Les chants montent, les tambours résonnent. Une ligne de policiers s’installe à l’entrée du Capitole.

“On ne veut pas de confrontation. Mais on ne reculera pas.” – Jaylen

Brooklyn – María marche en tête du cortège de Grand Army Plaza. Ses visuels sont brandis comme des étendards : une couronne renversée, un œil ouvert, un drapeau jaune stylisé. Des enfants dessinent à la craie sur le trottoir : “We draw the line.”

“C’est une manif, oui. Mais c’est aussi une galerie à ciel ouvert.” – María

Chicago – Premiers accrochages signalés entre manifestants et forces de l’ordre. Le mouvement 50501 appelle au calme. Des équipes de désescalade sont déployées.

13H EST : Georgia’s built different — no kings, no rulers, just freedom and grit

12h–14h EST : Point culminant

  • Discours et performances sur le National Mall à Washington, avec des pancartes satiriques, des chants et des danses, dans une ambiance revendicative mais festive.
  • Des leaders du mouvement comme Ezra Levin (Indivisible) ont réaffirmé que “le pouvoir appartient au peuple”, dénonçant les “accaparements autoritaires” du président Trump.
  • Le contexte politique reste tendu : le gouvernement est partiellement fermé, et certains Républicains accusent les Démocrates de retarder la réouverture pour coïncider avec cette “journée de haine contre l’Amérique”.

Tensions locales

  • À Los Angeles, la présence de 700 Marines et unités de la Garde nationale a intensifié les confrontations, malgré les appels à la non-violence.
  • Des manifestations ont aussi eu lieu dans plusieurs grandes villes européennes, en solidarité avec le mouvement.

14h EST – Discours, mémoire et visuels en marche

Washington, D.C. – Jaylen prend la parole sur les marches du Mall. Sa voix tremble, mais ses mots portent.:

“Frederick Douglass disait : ‘Le pouvoir ne concède rien sans exigence.’ Aujourd’hui, on exige.” Autour de lui, des pancartes jaunes s’élèvent comme des balises. Une chorale entonne This Land Is Your Land”. La foule écoute, puis répond.

Brooklyn – María distribue ses visuels comme des tracts. Chaque dessin est une déclaration : une couronne brisée, un œil qui veille, un drapeau inversé. Elle glisse un sticker sur un lampadaire : “Draw the line.”

“Je veux que mes images soient des repères. Qu’on sache qu’on ne dort pas.” – María

Austin & Reno – Les cortèges secondaires s’élancent. À Austin, des manifestants brandissent des pancartes en espagnol : “Sin Reyes, Con Pueblo.” À Reno, une banderole géante : “Democracy is not a souvenir.”

Localement

New York : Thousands gather in New York’s Times Square for the nationwide “No Kings” protests against what organizers say are authoritarian actions by the Trump administration. Events are planned in all 50 states today.

– Latinos, Caribbeans, the whole world wants peace

– Everyone wants peace, and the only one who keeps hinting at war is Trum

A l’étranger

C’est en dehors des Etats-Unis qu’ont eu lieu les premiers rassemblements: quelques centaines de manifestants se sont ainsi réunis devant l’ambassade des Etats-Unis à Londres et des centaines d’autres ont manifesté à Madrid et à Barcelone.

Entre 14h et 16h EST

Les faits marquants du mouvement No Kings aux États-Unis ont continué à s’intensifier :

Mobilisations en hausse

  • Plus de 2 000 rassemblements ont été recensés à travers le pays, avec une forte affluence dans les grandes villes comme New York, Chicago, Los Angeles et Atlanta.
  • À Washington, les cortèges ont convergé vers le Mall, en contrepoint direct à la parade militaire organisée par Donald Trump pour le 250e anniversaire de l’armée.

Slogans et revendications

  • Les manifestants ont scandé : “In America we don’t do kings” affirmant leur rejet de toute dérive autoritaire.
  • Le collectif 50501 Movement a réaffirmé sa ligne : “50 États, 50 manifestations, un seul mouvement”, appelant à une reconquête démocratique face à la militarisation du pouvoir.

Signal visuel

  • Les participants étaient vêtus de jaune, couleur choisie pour symboliser l’unité et la démocratie.
  • Des pancartes et triptyques visuels ont fleuri, mêlant citations constitutionnelles, portraits de figures démocratiques, et détournements graphiques du drapeau américain.

Tensions et encadrement

  • À Los Angeles, des frictions ont été signalées entre manifestants et forces de l’ordre, notamment autour des raids migratoires récents.
  • La Garde nationale est restée en position, mais aucun affrontement majeur n’a été confirmé durant ce créneau horaire.

16h EST – Interventions, désescalade et lignes tenues

Washington, D.C. – La Garde nationale se déploie en périphérie du Mall. Jaylen et ses camarades forment une chaîne humaine, bras croisés, pancartes levées. Une consigne circule : “Restez calmes. Restez visibles.” Des chants couvrent les sirènes.

“Ils veulent qu’on ait peur. Mais on est là pour la mémoire.” – Jaylen

Brooklyn – María rejoint un groupe de médiation. Elle distribue ses visuels aux plus jeunes, les colle sur les barrières, les glisse dans les sacs. Un enfant lui demande : “C’est quoi une couronne ?” Elle répond : “C’est ce qu’on ne veut pas.”

“Je dessine pour qu’on comprenne. Pas pour qu’on obéisse.” – María

Chicago – Les tensions s’intensifient. Des manifestants sont repoussés. Le mouvement 50501 publie un message : “Tenez la ligne. Pas de rois. Pas de chaos.”

16h00 EST — Début des marches massives

  • À Washington D.C., les cortèges ont convergé vers le Capitole, avec des slogans comme “No Kings, Just People” .
  • Des manifestants déguisés en figures de la démocratie ont animé les rues dans une ambiance carnavalesque, mêlant humour et revendications politiques.
  • Mouvement « No Kings » aux États-Unis : des millions d … montre les premières vagues de manifestants, avec des interviews poignantes et une forte présence de jeunes et de vétérans.

16h 30 EST : Mike Fanone on No Kings protests: « If you stand against this administration and the unconstitutional, unlawful, and inhumane acts that have been committed, [I ask that] you participate in these peaceful protests. »

17h00 EST — Point d’inflexion dans les grandes villes

  • À New York, Chicago, et Atlanta, les foules ont grossi, bloquant plusieurs axes routiers. Des chants et performances artistiques ont rythmé les rassemblements.
  • À Houston, un ancien Marine, Daniel Aboyte Gamez, a pris la parole pour dénoncer les dérives autoritaires, illustrant la diversité des profils engagés.
  • “No kings”: anti-Trump protesters mobilize across the United … capture cette montée en intensité, avec des plans aériens et des témoignages de manifestants venus de tout le pays.

17h 30 EST : Iraq War veteran Tom Mossey at a No Kings protest today in Washington DC: “I didn’t deploy two times for this bullshit.”

18h00 EST — Coordination nationale et relais en ligne

  • Les organisateurs ont diffusé des messages synchronisés sur les réseaux, appelant à maintenir la pression et à relayer les images des rassemblements.
  • Des capsules vidéo et infographies ont commencé à circuler, notamment autour du slogan “Il n’y a rien de plus américain que de dire ‘nous n’avons pas de rois’”.

Washington, D.C. – Le Mall résonne. Jaylen marche au rythme des tambours, entouré de pancartes devenues totems : “No Kings”, “We Remember”, “This Land Is Ours”. Une femme âgée lui tend une photo de son père, militant des droits civiques. Il la colle sur sa pancarte.

“C’est plus qu’un slogan. C’est une mémoire qu’on porte.” – Jaylen

Brooklyn – María anime un atelier spontané : enfants, étudiants, passants dessinent sur des feuilles jaunes. Une jeune fille trace une couronne brisée, un garçon écrit “We Watch”. María sourit : “C’est ça, le cortège.”

“Quand on dessine ensemble, on devient une foule qui pense.” – María

San Francisco – Un cortège silencieux traverse Market Street, pancartes levées, visages graves. Une banderole : “Democracy is a verb.” Des passants applaudissent, certains rejoignent.

18h00–19h00 : Début des contre-parades

  • Washington D.C. : Les premiers cortèges se sont formés en opposition directe à la parade militaire présidentielle. Slogans scandés : “In America, we don’t do kings” .
  • Charlotte & Chicago : Des branches locales d’Indivisible ont lancé des lectures publiques de la Constitution, en simultané avec les défilés officiels.

19h00–20h00 : Tensions et symboles

  • Los Angeles : Heurts entre manifestants et forces de l’ordre, suite au déploiement controversé de Marines ordonné par Trump.
  • New York : Installation de “zones libres” temporaires, avec performances artistiques dénonçant la militarisation de la démocratie.

20h00–21h00 : Mobilisation numérique

  • #NoKingsDay devient trending sur X (ex-Twitter), relayé par plus de 2000 collectifs à travers les 50 États.
  • 50501 Movement publie une carte interactive des rassemblements, avec flux vidéo en direct et témoignages citoyens.

21h00–22h00 : Clôture symbolique

  • Washington : Extinction volontaire des lumières autour du Capitole, en hommage aux “droits civiques disparus”.
  • Philadelphia : Lecture collective de la Déclaration d’Indépendance, suivie d’un moment de silence pour les expulsés et disparus.

Conclusion – Une démocratie mise à l’épreuve

La journée No Kings s’est achevée comme elle avait commencé : dans un face-à-face tendu entre pouvoir spectaculaire et contre-pouvoir populaire. Tandis que les parades officielles tentaient d’imposer une image d’unité sous commandement, les mobilisations citoyennes ont révélé une autre Amérique – plurielle, critique, et résolument debout.

De Washington à Los Angeles, les voix dissidentes ont réinvesti l’espace public, les réseaux, et même les symboles fondateurs. Ce n’était pas une simple protestation : c’était une réappropriation du récit national. Une lutte pour que les mots “liberté” et “égalité” ne soient pas des slogans creux, mais des engagements vivants.

La nuit tombée, les lumières éteintes du Capitole ont résonné comme un signal : celui d’une démocratie qui vacille, mais qui refuse de s’effondrer sans débat. No Kings n’a pas seulement contesté un homme ou un régime – elle a posé une question brûlante : à qui appartient le pouvoir de raconter l’histoire ?

Presse

Le Parisien : La mobilisation contre le président républicain pourrait atteindre des chiffres historiques.

BFMTV :« Notre pays est en danger » : la charge de Bernie Sanders contre Donald Trump lors des manifestations « No Kings » aux États-Unis

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