Lecornu sauve son gouvernement, de justesse

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a survécu à deux motions de censure successives à l’Assemblée nationale ce jeudi 16 octobre. La première, déposée par La France insoumise et soutenue par les autres groupes de gauche (hors PS), a recueilli 271 voix, soit 18 de moins que la majorité absolue requise pour faire tomber le gouvernement. La seconde, présentée par le Rassemblement national, n’e peut franchir la barre symbolique, faute de soutien à gauche.

Une majorité fragile, mais suffisante

Lecornu s’est maintenu grâce à un fragile équilibre parlementaire. Le Parti socialiste, bien que critique, a choisi de ne pas voter la censure après avoir obtenu la suspension de la réforme des retraites jusqu’en 20282. Cette concession a été perçue par certains comme un simple artifice budgétaire, mais elle a suffi à désamorcer la fronde socialiste.

Une riposte offensive

Dans son intervention, Lecornu a affirmé que son gouvernement « n’a pas peur du peuple » et a rappelé que les dernières élections législatives avaient déjà tranché. Il a taclé Marine Le Pen pour sa « convocation imaginaire du peuple » et a défendu la légitimité de son équipe, nommée par le président de la République.

Un immense travail commence pour Lecornu et son gouvernement mais aussi pour le parti socialiste pour arriver à boucler un budget « raisonnable pour tous ». Dans l’immédiat les marchés devraient apprécier positivement la situation.