Après le suicide de Vargas en 1954, le Brésil entre dans une période d’optimisme technocratique :
- Création de Brasília (inaugurée en 1960) : ville futuriste, symbole du progrès national.
- Politiques de développement intensif : routes, usines, barrages hydroélectriques.
- Accent mis sur l’industrialisation par substitution aux importations.
Le rêve : un Brésil autonome, urbain et puissant. Mais les fractures persistent.
Coup d’État de 1964 : L’ordre contre la réforme
Face aux tensions sociales et à la montée des mouvements de gauche, les militaires prennent le pouvoir :
- Dissolution du Congrès, censure de la presse, arrestations.
- Mise en place d’un régime autoritaire technocratique.
- Objectif : croissance, stabilité, contrôle.
Les généraux transforment le Brésil… sans consultation.
“Le miracle économique brésilien” (1968–1973)
Sous les gouvernements militaires, l’économie explose :
- Croissance annuelle jusqu’à 10 %.
- Modernisation de l’agriculture et montée des exportations.
- Urbanisation accélérée, montée des classes moyennes.
Mais derrière les chiffres : inégalités abyssales, pauvreté rurale, répression.
Résistances culturelles et intellectuelles
Malgré la dictature, l’imaginaire brésilien s’éveille :
- Tropicália, Cinema Novo, musique engagée : Caetano Veloso, Gilberto Gil.
- Groupes intellectuels et syndicaux clandestins.
- Théologie de la libération, mouvements populaires dans les favelas.
Le Brésil pense, rêve, lutte… même bâillonné.
Retour à la démocratie (1985)
Après deux décennies d’autoritarisme :
- Crise économique (hyperinflation, dette extérieure).
- Mobilisation populaire : Diretas Já! (manifestations pour des élections directes).
- Transition pacifique vers un gouvernement civil.
La démocratie revient, fragile mais espérée.
En résumé
- Le Brésil s’est modernisé… sans démocratie.
- L’État devient entrepreneur, mais aussi censeur.
- Les résistances culturelles ont semé les graines de la réouverture.
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