Série “France, logée à la marge” : “Je vis au troisième étage sans ascenseur. Je ne sors plus.”Claire, 56 ans, est atteinte de sclérose en plaques. Son logement, pourtant attribué par un bailleur social, est devenu une prison verticale. Elle fait partie des 22 000 personnes vivant dans un logement inadapté en France en 2025.
Une loi, des promesses non tenues
La loi Handicap de 2005 prévoyait que 100 % des logements neufs soient accessibles. En 2025, le quota est toujours bloqué à 20 %, et souvent contourné. Les pannes d’ascenseur, les normes non respectées, et les discriminations à l’entrée ou au maintien dans le logement aggravent la situation.
“Un logement adapté, c’est la clé de l’autonomie. Sans lui, on reste dépendant, invisible.” – Fondation pour le Logement des Défavorisés
Des chiffres qui parlent
- 22 000 personnes en logement inadapté
- 1 personne handicapée sur 3 confrontée à des refus de location
- 60 % des logements sociaux construits depuis 2010 non conformes aux normes PMR
- MaPrimeAdapt sous-dotée, peu accessible
Des parcours entravés
Le mal-logement des personnes handicapées ne se résume pas à l’inconfort. Il génère isolement, insécurité, dépendance accrue des aidants, et empêche l’accès à l’emploi, à la vie sociale, à la citoyenneté. C’est une forme de relégation silencieuse.
Politiques en panne
La Fondation appelle à :
- Rehausser le quota de logements accessibles à 100 %
- Sanctionner les normes non respectées
- Augmenter MaPrimeAdapt
- Agir sur les pannes d’ascenseur (projet de loi en cours à l’Assemblée)
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Auteurs : Copi + AA