Duralex – Printemps 2024

“Le four s’est arrêté. Pour la première fois depuis des décennies, le cœur de l’usine Duralex s’est tu. À La Chapelle-Saint-Mesmin, les 228 salariés ont compris que le compte à rebours était lancé.”

Le choc énergétique

Début 2024, Duralex est frappée de plein fouet par la flambée des prix du gaz. Le four, qui consomme à lui seul plus de 10 millions d’euros d’énergie par an, devient un gouffre. L’entreprise, déjà fragilisée, ne peut plus suivre.

“On ne pouvait plus produire sans perdre de l’argent. Le four consomme en continu, même à l’arrêt, il faut le maintenir à température.” – Témoignage d’un salarié recueilli par France Bleu Orléans, avril 2024

Redressement judiciaire

Le 27 avril 2024, le tribunal de commerce d’Orléans place Duralex en redressement judiciaire. L’usine est en sursis. Les syndicats alertent, les élus locaux s’inquiètent, les salariés oscillent entre colère et résignation.

“On ne veut pas être les fossoyeurs de Duralex. Mais on ne veut pas non plus être les dindons de la farce.” – Représentant syndical CGT, cité dans La République du Centre

Une issue : la SCOP

Très vite, une piste émerge : la reprise de l’entreprise par ses propres salariés, sous forme de SCOP. L’idée fait son chemin. Des réunions s’organisent. Des experts sont consultés. L’État et la Région sont sollicités.

“On a compris que si on ne faisait rien, c’était fini. Alors on a décidé de se battre.” – Salarié anonyme, assemblée générale de mai 2024

À suivre…

L’épisode se clôt sur une tension : l’usine est à l’arrêt, mais les cerveaux s’activent. Le prochain épisode racontera comment les 228 ont pris leur destin en main.

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