Venezuela – peut-on sortir du « régime Maduro » sans tout casser ?

En pur droit constitutionnel : oui, c’est possible de « post-Maduro » sans réécrire la Constitution.

Constitution en vigueur

Le Venezuela est une république présidentielle, avec une Constitution adoptée en 1999 par référendum, qui a refondé la « République bolivarienne du Venezuela ». Elle pose un État :

  • Fédéral et décentralisé
  • Présidentiel (président très fort)
  • Avec cinq pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire, électoral et « citoyen » (contrôle et éthique publique).

Cette Constitution existe indépendamment de Maduro : elle ne disparaît pas avec lui, même si dans les faits, elle a été beaucoup interprétée et contournée.

Le « Post Maduro » est possible :

  • en respectant les mécanismes de vacance, d’intérim, d’élection ;
  • en reconfigurant les institutions dans le cadre déjà prévu ;
  • en changeant la pratique politique plutôt que l’architecture formelle.

Mais là où ça se joue, ce n’est pas dans les articles eux-mêmes, c’est dans :

  • le rapport de force réel entre institutions,
  • la loyauté des acteurs au texte (ou non),
  • la capacité à organiser des élections crédibles sans manipuler les organes électoraux.

Parmi les nombreux scenarios, celui-ci est probable

Delcy Rodríguez est « la sœur de l’actuel président de l’Assemblée nationale vénézuélienne : Jorge Rodríguez ». Plusieurs profils biographiques rappellent que les deux sont enfants de Jorge Antonio Rodríguez, militant de la gauche radicale vénézuélienne.

Ils sont décrits comme un noyau familial central du pouvoir chaviste, travaillant étroitement ensemble dans l’appareil d’État.

Pourquoi ce lien familial est important politiquement ?

Ils constituent un binôme stratégique :

  • Delcy : vice‑présidente, ministre des hydrocarbures, figure internationale.
  • Jorge : président de l’Assemblée nationale, négociateur clé, ancien ministre et ex‑vice‑président.

Ensemble, ils incarnent une continuité du chavisme sans Maduro, ce qui explique pourquoi leurs noms reviennent dans tous les scénarios de succession.

Evidemment ce scénario est privilégié mais il y en bien d’autre notamment avec l’opposition : Machado et González sont les figures les plus légitimes et les plus soutenues pour diriger la transition.

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