Tocqueville, le retour en France depuis les US

Le navire accoste. Tocqueville descend, le regard grave. Il retrouve les pavés français, les visages familiers, mais son esprit est ailleurs. L’Amérique l’a transformé.

Le Havre — Février 1832

Il écrit :

« Je reviens d’un monde neuf, et je retrouve un vieux monde qui hésite. »

Scène suivante — discussion avec son ami Gustave de Beaumont — Alors, Alexis, que retiens-tu de ce voyage ?

— Que la démocratie est inévitable. Mais qu’elle peut être noble ou médiocre. Tout dépend de la culture, de l’éducation, de l’engagement des citoyens.

— Et la France ?

— Elle vacille. Elle veut la liberté, mais craint le peuple. Elle veut l’ordre, mais refuse l’autorité.

Scène suivante — salon parisien Tocqueville expose ses idées devant des notables. Certains l’écoutent avec intérêt, d’autres avec scepticisme.

— Monsieur, dit un député, vous idéalisez l’Amérique.

— Non, je la décris. Elle est pleine de défauts. Mais elle m’a montré que la démocratie peut être vivante, exigeante, féconde.

Il note :

« En France, la démocratie est un mot. En Amérique, c’est une pratique. »

Dernière scène — Tocqueville seul, dans son bureau Il relit ses notes. Il commence à rédiger De la démocratie en Amérique. Il sait que ce livre sera plus qu’un récit : ce sera un miroir tendu à la France.

Il conclut :

« J’ai vu l’avenir. Il est démocratique. Reste à savoir s’il sera libre. »

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