Le 1er décembre 2025, la France accueille près de 600 experts du climat de l’ONU pour lancer les travaux du 7ᵉ rapport du GIEC. Ce rapport, attendu d’ici 2028-2029, sera la référence mondiale pour mesurer nos progrès face au réchauffement. Mais derrière ce rassemblement inédit, une fracture inquiétante : le consensus international se délite, miné par les blocages politiques et les divisions géopolitiques. Ce qui se joue à Saint-Denis n’est pas une simple réunion technique, mais un test de crédibilité pour l’action mondiale contre la crise climatique.
La science face aux vents contraires
Un rassemblement inédit : Pour la première fois, les trois groupes du GIEC se retrouvent ensemble. Physiciens, sociologues, économistes, tous cherchent à tisser une seule trame : celle du 7ᵉ rapport, attendu comme une boussole pour les années 2030.
Un contexte fracturé : Le consensus international se fissure. Certains États contestent, d’autres ralentissent. Mais la science, elle, continue d’avancer, obstinée, comme une rivière qui cherche son lit.
Un enjeu vital : Le seuil de +1,5 °C sera franchi avant 2030. Ce n’est plus une hypothèse, c’est une échéance. Le rapport qui s’écrit ici sera peut-être le dernier avertissement avant l’irréversible.
Mobiliser
La France accueille ces travaux comme une vigile : une veille collective, une promesse que la parole scientifique ne sera pas étouffée. Aux citoyens, associations, communautés : il nous revient de transformer ce savoir en énergie, en récit, en action. Car si le consensus politique se brise, il nous reste la force du commun – à condition de la faire vivre dans nos campagnes, nos alliances, nos gestes quotidiens.