Les résultats des votes du 28 septembre 2025 en Moldavie sont disponibles en particulier la répartition des 101 sièges.
Le parti de la présidente Maia Sandu est majoritaire (PAS)
- Parti Action et Solidarité (PAS), pro-européen et au pouvoir : 50,03 % des voix, soit 55 sièges sur 1012
- Bloc électoral patriotique (BEP), pro-russe : 24,26 %, soit 26 sièges2
- Mouvement alternatif national (MAS), dirigé par le maire de Chisinau Ion Ceban : 8 %, soit 8 sièges2
- Notre Parti : 6,21 %, 6 sièges
- Parti Démocratie à la maison : 5,62 %, 6 sièges
Participation
- Taux de participation : 52 %, stable par rapport à 2021
Contexte géopolitique
- Le scrutin a été marqué par des tensions croissantes entre les camps pro-européen et pro-russe.
- Des accusations d’ingérence russe ont été formulées par la présidente Maia Sandu, notamment des tentatives de désinformation et d’achats de voix.
- Des cyberattaques ont été détectées et neutralisées par les autorités moldaves.
Enjeux
- Ce résultat conforte le PAS dans sa volonté de rapprochement avec l’Union européenne.
- Le pays reste divisé, notamment dans les régions autonomes comme la Gagaouzie et la Transnistrie, où les partis pro-russes conservent une forte influence.
Orientation géopolitique : Europe vs Russie
- Le scrutin confirme la volonté d’ancrage européen du gouvernement Sandu, avec le PAS en tête.
- L’adhésion à l’Union européenne devient un horizon concret : la Moldavie espère ouvrir les négociations formelles d’ici fin 2025.
- En parallèle, les partis pro-russes (BEP, Notre Parti) conservent une base solide, notamment dans les régions autonomes (Gagaouzie, Transnistrie), révélant une fracture territoriale et identitaire persistante.
Souveraineté et sécurité
- Les autorités moldaves ont dénoncé des tentatives d’ingérence russe : désinformation, cyberattaques, financement occulte de partis.
- Le scrutin a été présenté comme un test de résilience démocratique face aux pressions extérieures.
- La Moldavie renforce sa coopération sécuritaire avec l’UE et l’OTAN, sans adhésion formelle.
Réformes internes et lutte contre la corruption
- Le PAS promet de poursuivre les réformes judiciaires, fiscales et administratives, souvent bloquées par des résistances internes.
- La lutte contre la corruption reste un enjeu central, avec des attentes fortes de la part des institutions européennes.
Cohésion sociale et fracture territoriale
- Les disparités entre zones rurales et urbaines, entre régions pro-européennes et pro-russes, s’accentuent.
- Le gouvernement devra composer avec une opposition fragmentée mais influente dans certaines zones.