Après la grève du 18 septembre, Matignon joue la carte du dialogue

Paris, le 20 septembre 2025 – À la suite de la mobilisation massive du 18 septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu tend la main à l’intersyndicale en proposant une rencontre ce mercredi. Une initiative qui intervient dans un climat social tendu, alors que les syndicats menacent d’une nouvelle journée d’action si leurs revendications ne sont pas entendues.

Une mobilisation d’ampleur

La journée de grève du 18 septembre a marqué un tournant. Selon les chiffres officiels, près de 500 000 personnes ont défilé dans les rues, tandis que les organisateurs avancent le chiffre de 1,2 million. Cette démonstration de force a été portée par une intersyndicale unie, regroupant la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires.

Une rencontre décisive

Face à cette pression, Matignon a proposé une réunion mercredi à 10h avec l’ensemble des syndicats, y compris ceux habituellement non représentatifs. Une démarche inhabituelle qui traduit la volonté du gouvernement de désamorcer la crise, tout en gardant la main sur le calendrier des réformes. Des revendications claires

L’intersyndicale exige notamment :

  • L’abandon de la réforme de l’assurance chômage
  • Le rejet du projet de budget 2026, jugé austère
  • L’abandon de la suppression des deux jours fériés
  • Le refus du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans
  • Le retrait des mesures sur les franchises médicales et les suppressions de postes dans la fonction publique

Une posture sous surveillance

Sébastien Lecornu devra trouver l’équilibre entre fermeté réformatrice et écoute sociale. Si le dialogue s’ouvre, il pourrait éviter une nouvelle mobilisation nationale. Dans le cas contraire, l’intersyndicale a déjà prévenu : une nouvelle journée de grève pourrait être annoncée dès la fin de semaine.

Sébastien Lecornu est sur tous les fronts tiendra t- il le choc où jettera t- il l’éponge comme un boxeur qui sait qu’il ne peut gagner ?