Les fantômes du continent : La peur et l’ordre

Le Chili est entré dans une zone de turbulences. Insécurité, criminalité, immigration perçue comme incontrôlée : le quotidien s’est chargé d’angoisses. Dans ce climat, les appels à la mémoire de la dictature ne suffisent plus à mobiliser. La peur, immédiate et palpable, prend le dessus. Et face à cette peur, José Antonio Kast propose une réponse radicale : l’ordre.

L’insécurité comme moteur

  • Criminalité en hausse : vols, violences, trafics alimentent un sentiment de chaos.
  • Immigration ciblée : les migrants, souvent venus du Venezuela ou d’Haïti, sont désignés comme responsables des désordres.
  • Médias et réseaux sociaux : amplifient les faits divers, nourrissant une perception d’urgence sécuritaire.

Le discours de Kast

  • Expulsions massives : promesse d’expulser des centaines de milliers de migrants en situation irrégulière.
  • Autorité restaurée : retour à une police forte, renforcement des frontières, tolérance zéro.
  • Simplicité du message : « ordre » contre « chaos », une équation qui rassure une partie de la population.

La peur plus forte que la mémoire

  • Les avertissements sur le passé dictatorial perdent de leur force.
  • Les jeunes générations, moins marquées par Pinochet, privilégient la sécurité immédiate.
  • La mémoire devient un luxe, la peur une urgence.

A retenir

Dans ce climat, Kast ne gagne pas seulement des voix : il gagne une légitimité. La peur, devenue moteur politique, balaie les nuances et les débats. Elle impose une logique simple : pour survivre, il faut l’ordre.

Phrase-manifeste : « La peur parle plus fort que l’histoire. »

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