Quatre visages, une même attente : Joana, enseignante expulsée de Lisbonne, regarde les affiches de grève collées sur les murs de Santarém. Miguel, économiste, relit son rapport censuré sur les inégalités. Tiago, syndicaliste, prépare son discours pour la place du 11. Rafael, livreur à vélo, hésite : « Est-ce qu’un algorithme peut faire grève ? »
Une tension qui s’épaissit
Depuis des semaines, les rues bruissent. Les conversations s’enflamment dans les cafés, les couloirs, les files d’attente. La réforme du travail agit comme un révélateur : elle cristallise des années de fatigue, de précarité, de désillusion.
« Ce n’est pas une réforme. C’est un miroir. Et ce qu’on y voit, c’est nous, effacés. » – Tiago
Une date qui devient symbole
Le 11 décembre 2025 n’est plus seulement un jour de grève. C’est une ligne de fracture. Entre Lisbonne et ses exilés. Entre les chiffres et les vies. Entre les plateformes et les corps. Entre ceux qui décident et ceux qui subissent.
Une dramaturgie sociale
Chaque capsule est un acte. Joana incarne l’exil urbain. Miguel, le mensonge des moyennes. Tiago, la mémoire syndicale. Rafael, la précarité algorithmique. Le 11 sera leur scène. Et peut-être, leur cri commun.
Le compte à rebours
Dans les rues de Lisbonne, les affiches s’accumulent. « 11 DEZEMBRO — GREVE GERAL » Joana les photographie. Miguel les analyse. Tiago les signe. Rafael les regarde. Le vent les soulève. Le pays retient son souffle.
Auteurs : Copi + AA
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