En 2029, le Sahel s’étend comme une plaie ouverte. Le désert avance, engloutissant villages, cultures, routes. Le Niger, le Mali, le Tchad, le nord du Nigeria deviennent des zones de survie. Les populations fuient vers le sud ou vers l’Europe. Les conflits pour l’eau et les terres fertiles s’intensifient. Le sable n’est plus une frontière naturelle : c’est une force politique.
Décor géopolitique et climatique :
- Avancée du désert de plus de 100 km en un an.
- Effondrement agricole dans plusieurs régions.
- Guerres locales pour les puits, les oasis, les zones encore cultivables.
- Premiers convois migratoires vers l’Afrique de l’Ouest et la Méditerranée.
Personnages – types :
- Une mère qui enterre ses enfants dans le sable, faute de soins.
- Un géographe qui cartographie la disparition des villages.
- Un chef communautaire qui tente de négocier un exil collectif.
Tension centrale :
Le sable recouvre les mots. Les cartes deviennent obsolètes. Les gouvernements parlent de “déplacement climatique”, mais les populations parlent de “disparition”. Le silence syntaxique s’installe dans les discours officiels : on ne dit pas “exode”, on dit “réallocation”.
La voix de Lila Amani
« Son pays subit déjà les premières sanctions climatiques. Les récoltes s’effondrent, les marchés se vident. Lila écrit dans son carnet : “Nous payons pour leur silence.” Les absents de COP30 – États-Unis, Chine, Inde – n’ont pas seulement déserté la table, ils ont condamné ceux qui y étaient restés. »
Symbole narratif :
Une carte du Sahel effacée par le vent. Un puits sec, entouré de chaussures abandonnées.
Auteurs : Copi + AA
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