Le continent africain est mentionné dans la NSS 2025, mais il est clairement dépriorisé par rapport à l’hémisphère occidental, à la Chine et à la Russie. L’Afrique est perçue davantage comme un terrain d’influence étrangère que comme une priorité stratégique directe pour les États‑Unis.
Menaces identifiées
- Présence chinoise et russe : Pékin et Moscou sont accusés d’utiliser l’Afrique pour étendre leur influence économique et militaire.
- Terrorisme islamiste : toujours évoqué (Sahel, Corne de l’Afrique), mais relégué derrière les menaces migratoires et régionales.
- Instabilité politique : coups d’État et fragilité des États africains sont vus comme des facteurs de désordre, mais sans impact direct sur la sécurité américaine.
Orientations stratégiques
- Réduction des engagements militaires : pas de volonté de maintenir une présence massive en Afrique, contrairement aux décennies précédentes.
- Partenariats sélectifs : coopération limitée avec certains États jugés stratégiques (Maroc, Égypte, Kenya), mais sans investissement majeur.
- Surveillance indirecte : l’Afrique est suivie surtout à travers le prisme de la lutte contre l’influence chinoise et russe.
- Économie : peu de mention d’investissements américains, l’accent étant mis sur l’autonomie énergétique nationale plutôt que sur les ressources africaines.
Dimension doctrinale
- Dans le cadre du “Trump Corollary”, l’Afrique est considérée comme une zone périphérique :
- Les États‑Unis n’y interviennent que si leurs intérêts vitaux sont menacés.
- L’Afrique est surtout vue comme un terrain de compétition géopolitique, pas comme une priorité directe.
Implications
- Pour les pays africains : moindre soutien américain, ce qui ouvre la voie à une influence accrue de la Chine et de la Russie.
- Pour l’Europe : l’Afrique devient un défi que les Européens doivent gérer seuls, notamment en matière de migration et de sécurité.
- Pour les États‑Unis : recentrage sur l’hémisphère occidental, avec l’Afrique traitée comme une zone secondaire.
En résumé, l’Afrique dans la NSS 2025 est marginalisée : elle est mentionnée surtout comme un espace où la Chine et la Russie avancent, mais sans engagement majeur américain.
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