La grève qui paralyse plusieurs sites stratégiques de Boeing se poursuit, après que les membres du syndicat IAM District 837 ont rejeté une nouvelle proposition d’accord. Ce refus marque un nouveau revers pour le géant de l’aéronautique, déjà confronté à des tensions internes croissantes.
Saint-Louis, Missouri – 12 septembre 2025 : Un rejet sans appel
Le vote, organisé cette semaine, a confirmé le rejet de l’offre révisée de Boeing, malgré des ajustements apportés par la direction. Les 3 200 ouvriers concernés, répartis sur les sites de Saint-Louis, Saint-Charles (Missouri) et Mascoutah (Illinois), ont exprimé leur mécontentement face à une proposition jugée insuffisante.
Parmi les points de friction :
- L’absence de prime à la signature équivalente à celle reçue par d’autres employés du groupe.
- Le manque de revalorisation des retraites, perçu comme un désengagement envers les travailleurs de longue date.
- Une méfiance persistante envers la direction, alimentée par des négociations jugées opaques.
Des sites stratégiques à l’arrêt
Les usines concernées jouent un rôle clé dans la production de matériel militaire :
- Avions de combat F-15 et F-18
- Système de formation T-7 Red Hawk
- Drone ravitailleur MQ-25
Cette grève affecte donc non seulement Boeing, mais aussi ses partenaires industriels et les programmes de défense américains.
Dialogue rompu
Jody Bennett, vice-président de l’IAM, a dénoncé une « tentative de manipulation » de la part de Boeing, affirmant que « les ouvriers ne se laisseront pas acheter par des promesses creuses ». De son côté, Dan Gillian, responsable de la division Air Dominance chez Boeing, s’est dit « déçu » du rejet, tout en assurant que l’entreprise reste ouverte au dialogue.
Pour l’heure, aucune nouvelle rencontre n’est prévue entre les deux parties, laissant planer l’incertitude sur la durée du conflit.
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