Après trois années de turbulences liées à la pandémie, le secteur touristique américain espérait retrouver son souffle. Les projections pour 2024 annonçaient une reprise progressive, portée par la levée des restrictions sanitaires et le retour des grands événements internationaux. Mais l’élection de Donald Trump en novembre 2024 a rebattu les cartes : climat politique polarisé, durcissement migratoire, image internationale dégradée… autant de facteurs qui freinent la relance.
De la relance espérée à l’incertitude politique
Chiffres clés d’un ralentissement
- –12 % de visiteurs internationaux en mars 2025 (source : NTTO).
- –9 milliards $ de pertes estimées en recettes touristiques sur l’année.
- –30 % de réservations vers New York, Los Angeles et San Francisco dès janvier 2025.
- +18 % de hausse des flux vers le Canada, le Mexique et certaines capitales européennes.
Une image qui dissuade
La politique migratoire du président Trump, notamment les restrictions de visas et les contrôles renforcés aux frontières, a eu un effet immédiat sur la fréquentation. Plusieurs pays européens ont émis des recommandations à leurs ressortissants, notamment les personnes transgenres ou non-binaires, les invitant à la prudence lors de séjours aux États-Unis.
Le soft power américain, historiquement renforcé par son attractivité touristique, semble en recul. Témoignages de voyageurs refoulés, climat jugé hostile, tensions diplomatiques : autant d’éléments qui nourrissent une perception négative.
Réorientation des flux touristiques
Face à cette incertitude, les voyageurs internationaux réorientent leurs choix :
- Europe : perçue comme plus stable et inclusive.
- Mexique et Caraïbes : destinations en forte croissance, notamment pour les touristes nord-américains.
- Canada : bénéficie d’un effet miroir, avec une image plus accueillante et sécurisante.
Auteurs : Copi + AA