La jeunesse française face à l’injustice sociale

La jeunesse française est aujourd’hui en première ligne de la pauvreté. Une génération fragilisée, contrainte de choisir entre étudier ou manger, travailler ou se soigner, rester ou partir. Quand l’avenir est bouché, certains se tournent vers des activités illégales.

Rapport DREES 2025

Près de 15,4 % de la population vit sous le seuil de pauvreté monétaire, soit un niveau de vie inférieur à 1 288 euros par mois. Parmi ces personnes, les jeunes sont surreprésentés : ils vivent plus souvent dans des familles monoparentales ou nombreuses, connaissent davantage le chômage ou l’inactivité, et sont plus fréquemment locataires précaires.

Ces chiffres ne sont pas abstraits

Derrière les discours officiels sur “l’avenir de la nation”, il y a une réalité brutale : une jeunesse reléguée, utilisée comme variable d’ajustement, et trop souvent abandonnée. La pauvreté des jeunes n’est pas seulement une privation matérielle. Elle est une violence sociale qui enferme, humilie et expose à des risques majeurs. Quand l’avenir est bouché, certains se tournent vers des activités illégales – deal, travail au noir, petite criminalité – non par choix libre, mais par survie ou désespoir. Ce n’est pas une “culture de la délinquance”, c’est une conséquence directe de l’abandon.

Je vous propose de développer ces réflexions par une série d’articles

Cette série est un cri. Un cri contre l’indifférence, contre les dispositifs qui excluent, contre les fractures territoriales qui condamnent, contre les dangers qui détruisent des vies. Mais c’est aussi une invitation : à regarder en face, à refuser l’injustice, à mobiliser la colère pour transformer. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie amputée de ses possibles. Et derrière chaque vie, il y a une société qui doit rendre des comptes.