Élu le 4 novembre 2025, Zohran Mamdani a largement battu ses adversaires, dont Andrew Cuomo et Curtis Sliwa, avec plus d’un million de voix. Il devient le 111e maire de New York et le premier musulman à diriger la ville, marquant un tournant dans l’histoire politique américaine.
Un parcours atypique et engagé
- Né en Ouganda, d’origine indienne, arrivé aux États-Unis à 7 ans, naturalisé en 2018.
- Diplômé en études africaines, ancien rappeur sous le nom de Young Cardamom, il s’est imposé comme figure montante de la gauche américaine.
- Membre actif des Democratic Socialists of America, il milite pour les classes populaires et les minorités.
Un programme social ambitieux
- Gel de loyers pour un million d’appartements.
- Gratuité des crèches municipales et des transports en bus.
- Augmentation du salaire minimum à 30 dollars de l’heure d’ici 2030.
- Création d’épiceries à prix réduits dans chaque arrondissement et distribution de produits de première nécessité pour les bébés.
Un positionnement politique tranché
- Opposant déclaré à Donald Trump, il promet que New York sera « la lumière dans une période d’obscurité politique ».
- Soutien affiché à la cause palestinienne, tout en réaffirmant son engagement contre l’antisémitisme.
Une figure qui bouscule les codes
- Charismatique, clivant, populaire auprès des jeunes et des électeurs frustrés par le statu quo.
- Sa campagne, financée en majorité par les contribuables new-yorkais, a mobilisé plus de deux millions d’électeurs un record depuis 60 ans.
New York devient laboratoire
Et si la ville devenait un prototype ? Une utopie testée grandeur nature ? Mamdani veut prouver que la gauche peut gouverner sans s’excuser. Que l’immigration peut rimer avec direction. Que la politique peut redevenir une promesse, pas une punition.