Ces jours- ci en France on nous parle surtout de la dette et de son ampleur mais un autre element économique est à surveiller, le déficit commercial. Quand on parle de déficit commercial, on pense souvent aux exportations qui ne décollent pas. Mais si on regardait d’abord ce que nous importons ?
En 2024, la France a affiché un déficit commercial de 81 milliards d’euros
Une partie de ce gouffre vient de ce que nous achetons à l’étranger. Voici quelques exemples concrets :
Énergie : Pétrole, gaz, charbon… Malgré le nucléaire, notre dépendance aux hydrocarbures reste forte. Résultat : une facture énergétique salée.
Automobile : Beaucoup de véhicules vendus en France sont produits ailleurs. L’industrie automobile française peine à rivaliser sur certains segments.
Électronique : Smartphones, ordinateurs, composants… La tech vient majoritairement d’Asie. La France n’a pas (encore ?) son équivalent de Samsung ou TSMC.
Agroalimentaire : Avocats du Pérou, crevettes de Madagascar, tomates espagnoles… Nos assiettes sont mondialisées, parfois au détriment de la production locale.
Produits chimiques et pharmaceutiques : Même si la France exporte beaucoup dans ce secteur, elle importe aussi des molécules, des principes actifs, des équipements.
Pourquoi ces importations ?
- Pour répondre à une demande que la production locale ne couvre pas
- Par choix économique : produire ailleurs coûte souvent moins cher
- Par dépendance industrielle : certains savoir-faire ont été délocalisés
Ce n’est pas forcément “mal” d’importer. Mais quand les importations dépassent largement les exportations, cela interroge notre modèle productif.
Certains pays ont réussi à renverser la vapeur et devenir excédentaires, encore une fois les politiques français au lieu de s’écharper feraient mieux de nous proposer des solutions pour la France.