Ouverture du 80ᵉ Festival d’Avignon – une journée sous le signe de la création et de l’audace

Le 4 juillet 2026 marque l’ouverture de la 80ᵉ édition du Festival d’Avignon, un anniversaire symbolique célébré par une programmation dense et ambitieuse. La journée a été dominée par l’événement majeur : la première de Maldoror, mise en scène par Julien Gosselin, présentée dans la majestueuse Cour d’honneur du Palais des Papes. Cette création fleuve de 5 heures a donné le ton d’un festival résolument tourné vers les grandes formes et les expériences immersives.

Les spectacles du matin : théâtre et exploration du réel

Dès 11h, plusieurs propositions ont lancé la journée :

  • Nous ou le paradoxe du hérisson de Muriel Imbach (Théâtre Benoît-XII) – une réflexion sensible sur la proximité et la distance entre les êtres.
  • The History of Korean Western Theatre de Jaha Koo (Gymnase du lycée Mistral) – un voyage documentaire et performatif sur l’histoire du théâtre occidental en Corée, en écho à la langue invitée du festival : le coréen.
  • L’hors-présence ou Chimères du pays de Morsan de Tiphaine Raffier (La FabricA) – une plongée de 2h30 dans une dramaturgie hybride mêlant fiction et enquête.

Midi : récits intimes et engagements

À 12h, deux spectacles ont attiré l’attention :

  • Mon Frère de François Gremaud (Chartreuse de Villeneuve lez Avignon), un portrait délicat et humaniste.
  • Salma, Mon Amour d’Ahmed El Attar (L’Autre Scène – Vedène), une exploration des tensions sociales et politiques au Moyen-Orient.

Fin d’après-midi : grandes formes et théâtre international

  • Uma Luz Cordial – Capítulo III da Trilogia Cadela Força de Carolina Bianchi (Opéra Grand Avignon), une œuvre de 2h30 mêlant performance, théâtre et politique.
  • Cuckoo de Jaha Koo (18h, Gymnase du lycée Mistral), un solo incisif sur la solitude et la technologie.

Soirée : tragédie et musique

  • Le deuil sied à Électre de Gwenaël Morin (22h, Maison Jean Vilar), une réinterprétation brute et radicale de la tragédie.
  • Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier (22h, Carrière de Boulbon), une expérience mêlant danse et musique live.

En résumé, cette première journée a confirmé l’ambition du festival : croiser les esthétiques, ouvrir les horizons, et célébrer la création contemporaine dans toute sa diversité.

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