Série : Lignes de fracture en France Personnages : Élise & Mathieu.
Paris, 8e arrondissement
Salle de conférence feutrée, moquette épaisse, verres d’eau alignés. Élise et Mathieu participent à un débat organisé par un think tank libéral : “Quel avenir pour la France ?”. Autour de la table : économistes, chefs d’entreprise, communicants politiques. Le ton est poli, mais les visions s’entrechoquent.
Intervenant : La liberté économique est le moteur du progrès. L’État doit se retirer, laisser les forces du marché agir. Élise (calmement) : Mais quand le marché exclut, qui protège ? Quand il fracture, qui répare ?
Mathieu observe les visages. Certains sourient avec condescendance. D’autres écoutent, intrigués. Il prend la parole.
Mathieu : Ce que vous appelez “efficacité”, nous le vivons comme dépossession. Ce que vous nommez “flexibilité”, c’est pour nous précarité.
Une tension s’installe. Puis Clara, jeune analyste du think tank, intervient.
Clara : Je comprends vos critiques. Mais croyez-vous vraiment qu’un autre modèle est viable ? Élise : Il existe déjà. Dans les coopératives, les territoires autonomes, les écoles alternatives. Ce ne sont pas des utopies. Ce sont des récits concurrents.
Le débat se poursuit. Pas de consensus, mais des fissures dans les certitudes. À la sortie, Clara les rejoint.
Clara : Vous m’avez bousculée. J’aimerais visiter un de ces lieux dont vous parlez. Mathieu (souriant) : Avec plaisir. Le réel est plus nuancé que les tableaux Excel.
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