Ce jeudi, l’intersyndicale a organisé une nouvelle journée de mobilisation nationale contre les mesures d’austérité du gouvernement Lecornu. Si la participation est en baisse par rapport aux précédents rassemblements, les revendications restent fermes et structurées.
Une mobilisation moins massive, mais toujours présente
- 300 000 à 350 000 manifestants selon les autorités, contre 500 000 le 18 septembre.
- 250 cortèges dans toute la France, dont 20 000 à 40 000 à Paris, avec un parcours reliant la place d’Italie à la place Vauban.
- Grève moins suivie dans les transports, l’éducation et les services publics : 10 % de grévistes dans les écoles, trafic TGV et RATP quasi normal.
Les revendications inchangées
L’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires UNSA) réclame :
- L’abandon du doublement des franchises médicales
- Le retrait de la réforme des retraites (âge légal à 64 ans)
- La suppression de la réforme de l’assurance chômage
- Le refus de la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires
- Une justice fiscale et la conditionnalité des aides aux entreprises2
Un gouvernement sous pression
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, toujours sans gouvernement formé, a tenté un geste en direction des syndicats en promettant une mesure en faveur de la retraite des femmes dans le budget 2026. Mais cette annonce est jugée insuffisante par les syndicats, qui dénoncent l’absence de réponse sur le pouvoir d’achat et la taxation des hauts patrimoines.
Une mobilisation stratégique
Cette journée s’inscrit dans une logique de pression continue, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre. L’intersyndicale cherche à maintenir lune attention permanente sur les enjeux sociaux,.
Par Copi + AA | 2 octobre 2025