Le gaz ne suffit plus. En 2015, Tamim comprend que la richesse du Qatar doit être transformée, redistribuée, réinventée. Il ne veut pas d’un pays riche. Il veut un pays résilient, créatif, productif. Et pour cela, il lance une série de réformes économiques, discrètes mais décisives.
Soutien aux PME : miser sur le local
Tamim sait que l’économie qatarie est dominée par les grandes entreprises publiques et les multinationales. Il veut rééquilibrer. Il lance des programmes de soutien aux petites et moyennes entreprises :
- Accès facilité au crédit
- Incubateurs et zones franches
- Allègements fiscaux ciblés
- Accompagnement à l’export
Le message est clair : l’innovation peut venir d’un garage, pas seulement d’un gratte-ciel.
Réforme fiscale : prudence et anticipation
Le Qatar n’a pas d’impôt sur le revenu. Mais Tamim commence à préparer les esprits à une fiscalité plus structurée :
- Renforcement des taxes sur certaines activités commerciales
- Discussions sur la TVA à l’échelle du Golfe
- Modernisation de l’administration fiscale
Il ne veut pas imposer brutalement. Il veut habituer, expliquer, préparer.
Investissements stratégiques
Le Qatar Investment Authority (QIA) continue d’investir à l’étranger. Mais Tamim réoriente une partie des fonds vers l’intérieur :
- Infrastructures logistiques
- Technologies vertes
- Éducation et santé
- Tourisme et culture
Il veut que chaque riyal investi serve une vision, pas seulement un rendement.
Vers une économie post-hydrocarbures
Tamim sait que le gaz est une richesse temporaire. Il lance des études prospectives, des partenariats avec des think tanks, des forums économiques. Il veut que le Qatar pense au-delà du gaz, sans renier ce qu’il lui a permis.
Et le peuple dans tout ça ?
Les Qataris voient les changements. Ils créent des entreprises. Ils investissent. Ils s’adaptent. Tamim leur parle de responsabilité économique, de création de valeur, de fierté productive.
Il ne leur demande pas de renoncer au confort. Il leur demande de le mériter autrement.
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