Série éditoriale : Madagascar, entre héritage et turbulences Volet 2 : Septembre 2025, une révolte générationnelle Copi + AA
Le détonateur : eau, électricité, indignation
Tout commence par des coupures d’eau et d’électricité à répétition. La Jirama, compagnie nationale censée assurer ces services essentiels, est à bout de souffle. Les jeunes, notamment la Génération Z, s’emparent du sujet sur les réseaux sociaux. Ce qui n’était qu’un ras-le-bol devient une mobilisation nationale.
- Date clé : 25 septembre 2025
- Motifs initiaux : pénuries, négligence, absence de solutions
- Acteurs : jeunes urbains, étudiants, influenceurs, artistes
Une révolte qui s’étend
Les rassemblements gagnent les rues d’Antananarivo, Mahajanga, Toamasina, Toliara. Les slogans dénoncent la corruption, le népotisme, l’inertie du pouvoir. Les jeunes réclament transparence, dignité, avenir.
- Symboles : le logo du manga One Piece, détourné en icône de résistance
- Canaux : TikTok, Facebook, WhatsApp, affiches murales
- Slogans : “Tsy mitombina intsony” (“Ça ne tient plus”), “Ampy izay” (“Assez !”)
Répression et escalade
La réponse du pouvoir est brutale. Gaz lacrymogène, arrestations, intimidations. Le bilan est lourd :
- 22 morts, plus de 400 blessés selon l’ONU
- Arrestations ciblées : figures politiques comme le député Antoine Rajerison
- Coupures d’internet dans certaines régions
Le pouvoir vacille
Le président Andry Rajoelina ne démissionne pas, mais dissout le gouvernement de Christian Ntsay. Il promet un nouvel exécutif sous trois jours et appelle les jeunes à “déposer un CV” pour participer à la reconstruction.
- Discours présidentiel : entre ouverture et provocation
- Réactions mitigées : certains saluent l’initiative, d’autres dénoncent une manœuvre
Une jeunesse en quête de sens
Ce mouvement dépasse les revendications matérielles. Il exprime une quête de reconnaissance, une volonté de refonder le contrat social. La Génération Z malgache ne veut plus attendre : elle veut décider.
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