Municipales 2026 à Châtellerault : une élection ouverte et très disputée

À l’approche du scrutin des 15 et 22 mars 2026, Châtellerault s’apprête à vivre une élection municipale particulièrement disputée. Après 18 ans à la tête de la ville, le maire sortant Jean‑Pierre Abelin a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. Son départ ouvre une page politique inédite et redistribue profondément les cartes.

Une succession ouverte : Abelin passe le relais à Manuel Costa Nobre

Le 5 décembre 2025, Jean‑Pierre Abelin a officialisé son retrait pour raisons de santé. Dans la foulée, il a désigné Manuel Costa Nobre comme son successeur naturel. Conseiller municipal expérimenté, impliqué dans plusieurs commissions, Costa Nobre incarne la continuité de la majorité sortante.

Son entrée en campagne a rapidement structuré le paysage local :

  • Soutien officiel du maire sortant,
  • Ralliement de Farid Moussouni, qui a retiré sa propre candidature pour rejoindre sa liste,
  • Positionnement au centre, dans la lignée de la gestion Abelin.

Cette dynamique fait de lui le candidat central du bloc modéré.

Les forces en présence : un paysage politique recomposé

Manuel Costa Nobre — Candidat de la majorité sortante

Porté par l’héritage Abelin et renforcé par le ralliement de Farid Moussouni, il se présente comme le garant d’une transition stable. Son discours met en avant la continuité, la gestion rigoureuse et la cohésion territoriale.

David Simon — Le centriste indépendant

Longtemps perçu comme un possible héritier d’Abelin, David Simon a finalement choisi de se présenter hors de la ligne officielle. Sans étiquette, il mise sur une image de pragmatisme et de proximité. Sa candidature fragmente l’espace centriste et pourrait attirer les électeurs modérés en quête d’alternative.

Thomas Baudin — Le dissident de la majorité

Adjoint à la sécurité, Thomas Baudin a créé la surprise en lançant sa propre liste. Cette décision révèle une fracture interne au sein de la majorité sortante. Il met l’accent sur la sécurité, la tranquillité publique et la participation citoyenne.

Maxime Noirot — Le candidat de La France insoumise

Soutenu par LFI, Maxime Noirot porte une gauche plus affirmée. Son programme s’articule autour de :

  • la transition écologique,
  • la justice sociale,
  • la démocratie locale.

Il vise à installer durablement une présence de la gauche radicale dans une ville où elle reste historiquement fragile.

Hager Jacquemin — Le Rassemblement national en quête d’ancrage

Déléguée départementale du RN, Hager Jacquemin conduit une liste déjà partiellement dévoilée. Sa campagne a été marquée par la radiation d’un militant CFDT présent sur sa liste, un épisode qui a suscité des réactions dans le milieu syndical local. Le RN espère capitaliser sur les recompositions du centre pour progresser.

Une majorité sortante éclatée

La désignation de Manuel Costa Nobre n’a pas suffi à maintenir l’unité de l’équipe Abelin. Les candidatures de David Simon et Thomas Baudin montrent que la succession du maire sortant ne fait pas consensus. Cette fragmentation pourrait peser lourd dans un scrutin où aucun candidat ne semble en mesure de l’emporter dès le premier tour.

Les enjeux locaux au cœur de la campagne

À Châtellerault, les électeurs devraient se mobiliser autour de préoccupations très concrètes :

  • Sécurité et tranquillité publique
  • Revitalisation du centre-ville
  • Développement économique et attractivité
  • Mobilité et transports
  • Transition écologique
  • Vie associative et cohésion sociale

Chaque candidat tente de se positionner sur ces thèmes structurants, avec des approches parfois très contrastées.

À propos de la fiabilité des informations

Même si cet article s’appuie sur les déclarations publiques, les annonces de campagne et les informations relayées par la presse locale, il est important de rappeler que rien n’est totalement définitif tant que les listes officielles n’ont pas été déposées en préfecture.

Les candidatures peuvent encore évoluer jusqu’à la date limite du 26 février 2026 à 18h. Des ralliements, des retraits ou des ajustements de listes restent possibles dans cet intervalle.

Cette précision permet de garder un ton rigoureux et prudent, indispensable lorsqu’on suit une campagne électorale de près.