Le chef du gouvernement « accepte » sa nomination « par devoir » et va tenter de bâtir une « nouvelle équipe gouvernementale » qui « devra incarner le renouvellement et la diversité des compétences ».
Sébastien Lecornu II
Le Président de la République a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre, et l’a chargé de former un Gouvernement. (10 octobre 2025)
Commentaires
Bardella : Le gouvernement Lecornu II, nommé par un Emmanuel Macron plus que jamais isolé et déconnecté à l’Élysée, est une mauvaise plaisanterie, une honte démocratique et une humiliation pour les Français. Le Rassemblement National censurera bien sûr immédiatement cet attelage sans aucun avenir, dont l’unique raison d’être est la peur de la dissolution, c’est-à-dire du peuple.
Mélenchon : À chaque tour du manège le pompon reste au même endroit. Ceux qui ont été le décor de cette comédie en sont pour le ridicule. Macron ne peut faire autre chose que du Macron.
Le Parti socialiste, dont la position sera décisive pour la survie du gouvernement, a déclaré par l’intermédiaire de son secrétaire général, Pierre Jouvet, auprès de l’Agence France-Presse, qu’il n’y avait « aucun deal » sur une non-censure de Sébastien Lecornu.
Marine Tondelier : Sur X, la secrétaire nationale des Ecologistes ironise sur la reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon.
« Sans rupture, ce sera donc la censure : retour aux urnes ! », annonce Fabien Roussel.
LES DÉPUTÉS LR POUR LA PARTICIPATION
Malgré l’opposition de certains membres du parti, les députés LR se sont « largement » exprimés ce soir pour un « soutien avec participation » au futur gouvernement de Sébastien Lecornu, selon plusieurs participants à LCI.
LES « CONDITIONS » DE SÉBASTIEN LECORNU
L’entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu indique à TF1-LCI que le président de la République « a demandé au Premier ministre de continuer sa mission et qu’il a réussi à le convaincre ». Sébastien Lecornu a « accepté par sens du devoir et à des conditions ».
La première condition, c’est que ce soit un « gouvernement de mission pour faire adopter un budget d’ici la fin de l’année ». La deuxième, c’est que la composition du gouvernement « ne reproduise pas les mêmes erreurs : ceux qui veulent gouverner doivent se déconnecter de l’élection présidentielle ou de certains problèmes partisans ». Enfin, « les sujets de discussion avec les oppositions pendant les consultations doivent faire l’objet d’un suivi », ce qui « est une question de confiance vis-à-vis de nos interlocuteurs ».